15.07.2010
De Bergen à Bodo
Depuis Bergen,jusqu'à Bodo c'est environ 500 milles.
Nous avons plus ou moins suivi le parcours de l'express côtier.
Les capitaines de ces bâteaux sont de vrais artistes. Ils se faufilent dans des passages très étroits.
Pas facile de naviguer à la voile à l'intérieur. Les vents sont très irréguliers.
Nous avons fait escale à Alesund, Kristiansund, Vega puis Bodo.
Les prix grimpent en même temps que la latitude: avec la bière à 12 euros et l'eau gratuite le choix est vite fait.
Comme dans le Sud le temps change très vite. Pour s'abriter ce n'est pas un problème: plusieurs mouillages et petits ports de pêche tout le long de la route.
Régulièrement de gros paquebots de croisières déversent des touristes qui photographient tout ce qu'ils voient.
Vega, petite île ou plutôt archipel, fait partie du patrimoine mondial de l'humanité pour son duvet de canard.
J'avais dejà vu "patrimoine mondial de l'humanité" pour des vignes !!!!!, certains pays doivent avoir des représentants influents à l'Unesco.
Nous laissons passer un autre coup de vent avant d'aller aux Iles Lofoten. Là encore il y aura beaucoup de touristes.
14:13 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.06.2010
De Boulogne sur Mer à Bergen
L'arrêt de 3 semaines à Boulogne sur Mer a été un peu long...
Cela a laissé le temps aux fonctionnaires du Ministère des finances de nous rendre visite.
"Nous allons faire un petit contrôle "m'ont-ils dit.
Ils sont restés une heure.J'en ai deduit qu'ils aimaient bien Malou.
Puis il a fallu attendre une météo favorable.
Après une semaine d'attente le vent a enfin "tourné".
A voile , puis au moteur , puis de nouveau à voile nous avons traversé le labyrinthe des plates-formes et des cargos sans trop de difficulté.
Le temps de penser à ce qui se passe dans le Golfe du Mexique,je me rassure en me disant que les conditions d'exploitation ne sont pas les mêmes.
Avec la mer de Norvège sont apparus les premiers bancs de brouillard et l'angoisse qui va avec.
Nous sommes arrivés à l'entrée du fjord qui mène à Bergen vers 3 heures du matin le 26 juin.
Le brouillard nous a compliqué la tâche, les feux étaient à peine visibles.
Une pluie très fine s'est ajoutée au brouillard .Nous n'avons pas "goûté" au paysage.
Quelques jours à Bergen ,dans le petit port en plein centre , et nous allons continuer notre aventure vers le nord.
11:06 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
09.06.2010
De Arzal à Boulogne sur Mer
Mon ami de Breuil le Sec m'avait dit que la Bretagne nord c'était plus beau que la Bretagne sud. Il me fallait le constater.
Après le passage de l'écluse du barrage d'Arzal Malou quitte l'eau douce pour l'eau salée, direction le Crouesty,"bof".
Après le Crouesty, le passage de la Teignouse : la visibilité n'est pas bonne, on n'aperçoit même pas Belle Ile.
A la sortie de la Teignouse cap sur Sein .Nous passons au large de Groix, puis de l’archipel des Glénans.
Malou marche bien, si bien qu'on arrive au raz de Sein au plus mauvais moment. La mer est belle, le vent favorable, nous passons le raz de Sein sans difficulté.
C’est la nuit, et dans cette mer d'Iroise bien éclairée la difficulté est d'éliminer ce qui ne sert à rien pour la navigation.
Du raz de Sein direction la pointe Saint Mathieu au lever du jour par beau temps, c’est un cadeau.
Nous sommes dans le chenal du Four, vent de travers 20 nœuds, courant pour nous. Nous allons vite sur le fond .Je vais me coucher.
A la sortie du chenal du Four le vent est dans le nez 25 nœuds. L'abri le plus proche est l'Aber Wrac’h.Je ne connaissais pas : superbe.
Le petit port accueillait une course ; il y avait également le Groupama de Frank Camas, un monocoque qui va faire la Volvo race.
Un équipier arrivé en retard se souviendra longtemps des 5 mns qui lui manquaient…
Le vent reste de secteur Est, à terre tout le monde est content il fait beau, mais pour nous c'est le moteur.
Nous nous arrêtons port Chantereyne à Cherbourg, cher et sans intérêt.
De Cherbourg à Boulogne nous « tangentons » la route des cargos.
Quelques jours à Boulogne sur mer et Malou continuera sa route vers le nord.
21:46 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
03.05.2010
De Arzal à Redon
De Arzal à Redon c'est déjà le bout du monde...
Après une convalescence de près d'un an Malou a retrouvé l'eau.Un ministre des finances compréhensif et l'oeil avisé du chef de chantier d'Arzal nautique lui ont redonné une jeunesse qu'il avait perdue.
Des nouvelles voiles,un nouveau gréement ,un nouveau gouvernail...nous voilà reparti pour quelques années d'aventures.
La première a commencé sur la Vilaine. De Arzal à la Roche Bernard,c'est environ une heure.Les dépliants publicitaires disent que la Roche Bernard est une cité de caractère. Une petite bière (une) à la terrasse d'un bistrot du vieux port à 19 heures c'est un très bon moment.
A quelques kilomètres (on a quitté le domaine maritime) c'est Foleux: beaucoup de verdure ,de vieilles fermes;le repos dans un lieu bien préservé. Après Foleux ,en direction de Redon, les rives de la Vilaine deviennent plus marécageuses,il y a de nombreux oiseaux.
Arrivé au pont de Cran je n'ai plus envie d'aller à Redon ,nous faisons alors demi tour .
La semaine prochaine ce sera une autre "aventure" dans le Morbihan.
21:35 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
08.06.2009
de salvador a horta
De Salvador de Bahia à Horta (île de Faïal)
Sur la carte c'est 3100 miles environ plein nord. Nous avons mis 39
jours ...c'était long.
Nous avons pratiquement doublé la distance .30 jours de près plus 9
jours de pétole (pas de vent) : le passage de l'équateur plus
l'anticyclone des Açores.
J'avais pourtant prévu les deux en augmentant la réserve de gasoil de
100 litres ,ça n'a pas été suffisant.Nous avons fini avec les réservoirs
vides.L'eau ça allait,pour les vivres il nous restait des pâtes et du riz.
Nous avons passé l'équateur au 26° ouest.
Nous avons pêché 3 daurades coryphènes,1 bonite et 1 thon.Je ne sais pas
pourquoi il y avait très peu de dauphins et pas d'oiseau.
La marina de Horta est toujours trop petite.
Le boeuf des Açores est délicieux.
Nous attendons une météo favorable pour continuer notre route
21:31 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.06.2009
de Horta à Arzal
De horta à Arzal
La boucle est bouclée.
Le voyage se termine de nuit par une remontée de la Vilaine ,la mer monte,le courant nous aide ,heureusement
car nous avions du vent de face.
Nous prenons un coffre juste avant le barrage d'Arzal,oubliés les quarts ,le matin réveil à 7 heures
pour prendre la premiere écluse .Une vilaine pollution en surface vient gacher un paysage superbe vraiment dommage.
Avant cela il y a eu 12 jours de navigation ,pour parcourir les 1250 miles qui separent Horta d'Arzal
nous avons eu des vents favorables pendant une semaine et puis c'est passé à l'est nord est
pendant plusieurs jours .A environ 200 miles des côtes nous avons été survolés plusieurs fois à très
basse altitude par le patrouilleur des affaires maritimes .
C'était la premiere fois que je parlais à un avion à la VHF.
Le monsieur me dit :vous devez dégager de la zone car il va y avoir des tirs de missiles .Nous nous sommes donc déroutés
et cela nous a coûté une journee de navigation .Je n'etais pas content mais l'armée se moque bien de mon humeur.
Quand enfin Belle île est apparue .Curieusement un phoque est venu nous saluer .Nous l'avons pris pour un signe de bienvenue.
Sur la route ,nous avons croisé beaucoup de baleines,de dauphins,et un pigeon voyageur certainement perdu
a fait un bout de route avec nous.
16:59 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
12.04.2009
De Port Stanley à Salvador
2500 miles plein nord, avec les 50eme, puis les 40eme…
Les prévisions météo prévoyaient bien une dépression avec des vents de nord. Trois options : ne pas partir, longer la côte ou bien faire route au large.
Nous sommes allés au large pour éviter cargos, pêcheurs et autres plateformes
pétrolières, par contre la mer avait le temps de se former, et aucune cachette possible!!!
Premier jour des vents de 35 à 40 nœuds en face ,3 ris trinquette, Malou progresse bien ,deuxième jour le vent passe à l’ouest, c’est le pampero, 40 puis 45 puis 50 ,nous sommes sous trinquette seule avec 5 tours, en passant devant l'anémomètre je vois 62, je regarde de nouveau des fois que je sois dans un rêve, mais non, il y avait de l’air, dehors on n’y voyait pas à 2 mètres,
la mer était blanche.
Nous avons infléchi notre route à l’est et la misère est passée .36 heures après une nouvelle dépression avec des vents de 25 à 30 nœuds, cela paraissait presque des vacances.
Enfin nous sommes arrivés à la latitude de Buenos Aires .C'était la fin du mauvais temps.
Au large des Malouines nous avons pêché un poisson d'une dizaine de kilos qui ressemblait à un thon mais tellement plus délicieux.
Nous avons commencé à le manger cru (à la tahitienne), puis au four (avec des pommes de terre) et nous l'avons terminé au court- bouillon.
Depuis les Malouines jusqu'à la latitude de Buenos Aires nous avons été accompagnés par des pétrels et des albatros (de vrais 747).
De Buenos Aires à Cabo Frio nous avons bien avancé : vents de secteur sud 4 à 6. A partir de Cabo Frio jusqu'à Salvador de nouveau pénible.
Le vent, le courant, et la mer dans le nez nous avons avancé à l'extraordinaire vitesse de 3 nœuds .Nous avons parcouru les 2500 miles en 23 jours.
Ce fut un peu long mais nous avions des vivres.
Très peu de produits frais aux îles Malouines. Pas de fruits .Les légumes se limitent à la pomme de terre.
Arrivés à Salvador c'est de nouveau l’abondance avec les mangues, les papayes, les melons, j’en oublie. J’ai fêté mon anniversaire à Salvador, (au menu c'était
de la langouste).
Question pratique : si vous avez des réparations à faire, vous trouverez un très bon serrurier juste en face la nouvelle marina.
Les gens qui voyagent vont généralement à la marina, près de l’ascenseur,
pour la météo.
21:57 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
25.03.2009
Un tour dans la Péninsule Antarctique
Depuis le Cap Horn, nous avons « atterri » » à Déception, de là, nous nous sommes dirigés vers l'archipel Melchior, puis vers Port Lockroy en passant par le chenal Neumayer.
De Port Lockroy nous nous sommes dirigés vers le sud, en passant
par le détroit de Gerlashe, puis le détroit de Lemaire, enfin nous avons atteint les îles Argentines et la base Vernadsky.
Notre objectif était atteint. Nous aurions voulu aller plus au sud, mais les glaces devenaient vraiment trop denses pour Malou, et notre réserve de gasoil faible.
De Vernadsky nous avons emprunté le même chemin pour nous diriger vers le nord et la magnifique baie Paradise nous y avons passé plusieurs jours idylliques.
Puis de nouveau Melchior et Déception, « atterrissage » à port Stanley.
Je ne savais pas au départ à quoi ressemblait la Péninsule, les lectures ne parlaient que de tempêtes, de rencontres avec des icebergs,
d’épouvante …, peut être que faire peur fait vendre plus de papier!!!!
Enfin depuis le Cap Horn, nous n'avons pas eu de mauvais temps, était-ce exeptionel? Je ne sais pas, mais certainement puisque ce cap mythique est si redouté, la traversée du chenal de Drake également.
Avant de vous rendre dans la Péninsule, comme dirait quelqu'un que j'ai rencontré à port Stanley, vous devez demander l'autorisation à votre pays d’origine, et là on vous dit les bases ne sont pas là pour vous accueillir,
il ne faut pas les déranger etc. etc. etc. Ce que j'ai vu c'est que les « chercheurs » et il n'y a pas que ça, sont très contents de
vous recevoir et discuter avec vous et si c'était à refaire je crois
que je les inviterais à boire un café à bord avant d’aller à terre.
Regrettable ce que les Anglais ont fait de port Lockroy, une superette du souvenir, petites laines, cartes postales, livres, bientôt vous y trouverez des pâtes, et pourquoi pas du camembert !!
C'est une affaire qui marche bien, les gens ne visitent même plus, ils achètent un gadget et retournent à bord de leur gros bateau bien chauffé.
Les seuls qui semblent chercher quelque chose sont les jeunes ukrainiens de la base Vernadsky, je me demande s’ils n'auraient pas préféré finir leurs études
en Californie. Il faut bien que quelqu'un s'occupe du trou dans la couche d'ozone.
Ensuite il y a les Chiliens, et les Argentins, eux c'est clair ils occupent le territoire.
Chiliens, Argentins, et Britanniques revendiquent le même territoire .Ils n'ont pas lu le traité de l'Antarctique de la même façon que les autres.
Décevant également le comportement des Chiliens de la base Gonzalez Videla qui vous demanderaient presque votre passeport comme si vous étiez à Santiago.
Paraît-il que c'est pour votre sécurité des fois que vous vous fassiez attaquer par un pingouin.
Il passe vraiment beaucoup de touristes dans la Péninsule, trop : 3 bateaux de 500 passagers tous les jours aux mêmes endroits c'est beaucoup, mais
ça n'a pas l'air de déranger les pingouins.
Ce n'est pas encore une destination populaire mais enfin les charters qui se multiplient montrent bien qu'il y a une demande et si vous avez la chance d'y
aller vous reviendrez avec des images plein les yeux pour longtemps.
Je crois que si je devais y retourner, j’irais avec un bateau mieux équipé, mieux isolé, mieux chauffé, avec des gros réservoirs plein de gasoil.
J'irais directement dans la mer de Weddell, ou dans la baie Marguerite, mais là c'est une autre histoire.
19:22 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.03.2009
8 jours à Port Stanley
Cela pourrait être le titre d'un film . . . mais non, nous sommes aux
Malouines, parce que dire Falkland déplairait aux Argentins,
et Malvinas déplairait aux Anglais, dire que ça aurait pu être français !!
A notre retour de la péninsule et trois semaines passées sans formalité administrative aucune, nous voila revenus
dans le monde des terriens et il a fallu faire l'entrée comme dans tous les ports du monde.
L'officier de l’immigration, qui est en même temps douanier est monté à bord, avec un beau cartable
qu'il a posé sur la table du carré. Je lui ai présenté les passeports plus les papiers du bateau.
Les formalités ont pris dix minutes (c'est vrai que nous étions samedi) et il m’a montré une carte de l'armée britannique (attention ce sont
les champs de mines !!!!) devant mon étonnement il m'a expliqué qu'ils redoutent une attaque des Argentins, bon puisqu'il le dit...
Ici nous ne sommes pas en Argentine, l’Argentin n'est pas le bienvenu, toléré s'il vient visiter ses morts.
Nous louons une voiture pour visiter l’île avec chauffeur (ou guide si on veut), et là rebelote la litanie sur l'Argentine et les Argentins qui vont attaquer demain, les radars disposés sur tous les sommets, je me suis dit que s'ils n'ont
que ça pour rêver c'est un peu triste. Heureusement notre arrivée à Volonteer avec les colonies de pingouins a changé la discussion.
La personnalité de Port Stanley c’est Jérôme Poncet sans aucun doute, avec qui nous avons passé un moment avant qu'il ne reparte « labourer » les glaces de l'Antarctique.
Des Malouines je retiendrai le délicieux mouton, et le succulent
calamar, et cette rencontre avec des français qui vivent au bout du monde.
Il aurait fallu y passer beaucoup plus de temps pour la faune dans les îles .Ici la navigation demande du temps, les conditions météo difficiles font
qu'on peut rester bloqué plusieurs jours au même endroit, et après l'Antarctique les Malouines paraissent un peu fades.
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04.03.2009
De Déception (Péninsule antarctique) à Port Stanley (Iles Malouines)
De Déception à Port Stanley c'est environ 700 miles.
Nous attendions aux îles Melchior, mais la fenêtre ne se présentant pas nous sommes allés jusqu'à Déception, 100 miles au nord est ;
la distance était raccourcie mais on perdait beaucoup sur le cap ... il fallait choisir!!!
Contrairement à l'aller (traversée du Drake:Cap Horn vers Déception) nous n'avons pas eu une fenêtre royale, et pour compliquer un peu l'affaire atterrir aux îles Malouines c'est ajouter 300 miles à la distance, il fallait 6 jours de prévisions météo au lieu de 3 (je ne sais pas comment faisaient les navigateurs autrefois).
Le baromètre, objet de surveillance quotidienne est capricieux, ce n'est pas le mot juste mais j’ai vu des pressions qui font tellement peur que je finissais
par le regarder d'un œil : 950 mbar je n'avais jamais vu ça.
Nous avons fini par partir, avec un vent de secteur sud 35-40 nœuds ; la première dépression s'est évacuée assez rapidement, puis une deuxième journée tranquille avec un vent de secteur ouest.
La fin du voyage fut une succession de passages de dépression, heureusement avec des vents pas trop violents.
Nous avons traversé en 6 jours. Nous avons pris une place au quai, mangé un vrai repas de viande et passé une bonne nuit.
Ce matin nous avons eu la visite d'un navigateur célèbre qui vit ici avec son épouse Sally .Ils partagent leur temps entre la voile et l’élevage des moutons.
Nous nous préparons déjà à repartir, il va falloir attendre une autre fenêtre météo.
21:08 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note





























