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12.06.2008
De Praia, sur l’île de Santiago archipel du Cap Vert, à Salvador de Bahia au Bresil
De Praia, sur l’île de Santiago archipel du Cap Vert, à Salvador de Bahia au Brésil.
La veille de partir je me suis inquiété du niveau des batteries :
Pour les vérifier nous soulevons les planchers et là … mauvaise surprise !!!!!!!, nous avions embarqué beaucoup d’eau .Nous vidons les fonds et recherchons l'entrée d’eau .Mauvaise nouvelle, vraiment mauvaise, c’est le presse étoupe. Pour réparer il aurait fallu retourner à Mindélo sur l’île de Sao Vicente à 250 mns au nord ouest, avec le trajet, plus sortir Malou de l’eau c’était deux semaines de perdu. Je décide de partir comme ça et cela va conditionner le reste de la croisière. Je m’interdisais d’utiliser le moteur pendant la traversée.
Il restait les formalités et les vivres à faire .Normalement une formalité. Un instant j’avais oublié que nous étions en Afrique …
Nous quittons Praia, pour Salvador soit environ 2000 miles plus au sud. Les prévisions météo ne sont pas exceptionnelles .Ce n'est pas la bonne saison pour effectuer cette traversée.
Nous avançons correctement pendant 3 ou quatre jours et puis plus de vent .Nous réalisons l’extraordinaire moyenne de 20 miles en 5 jours .Jusqu’à l’équateur les orages succéderont aux calmes.
Nous franchirons l’équateur par 27°21', beaucoup trop à l’ouest. Champagne pour la mer, pour Malou, et puis pour nous .Au repas ce sera confit de canard du sud ouest, ananas en boite .Nous aurons ensuite des vents de sud, sud est 5 à 7 avec des rafales soit 1000 miles au près.
Nous arrivons à Salvador de Bahia (baie de tous les saints) après 25 jours de mer .A bord il restait 250 grammes de pâtes, 3 kilos de pommes de terre, 500 grammes de riz, pour le dessert un pot de confiture et deux paquets de biscottes.
Avant l’équateur, la mer ressemblait à un vaste aquarium, avec des poissons partout, un baleineau qui est venu sauter devant le bateau deux soirs consécutifs à la même heure, et puis des dauphins nombreux qui se déplaçaient dans un bruit assourdissant dans une direction, pour quelle raison? Et puis deux baleines ont fait un détour pour s’approcher de nous et ont disparu.
Apres l’équateur, c’était les oiseaux, je ne sais pas tous les reconnaitre mais beaux, majestueux...et ce passager clandestin qui a passé deux fois la nuit à bord...
J’ai retrouvé le Brésil avec plaisir et le premier soir nous sommes allés dans une churescaria (restaurant de viande).
Pendant la traversée la fuite au presse étoupe a disparu, la coque a été nettoyée comme passée au karcher (déjà entendu ce mot là). Je n'ai pas cherché d’explication.
20:03 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note















Commentaires
Quel soulagement vous avez dû ressentir en apercevant les côtes brésiliennes vu le peu de nourriture qu'il restait à bord! Le rationnement avait dû commencer depuis quelques jours je suppose ... quelques poissons ont-ils pu être pêchés?
Mais tout est bien qui finit bien car même la fuite présente au départ n'existe plus.
Vous avez sûrement prévu de parcourir la Baie de tous les Saints d'île en île. J'ai appris qu'elle avait été découverte en 1501 par Américo Vespucci, ,qu'elle est protégée par une barrière de récifs et qu'elle comporte 56 îles dont la plus grande est l'île d'Itaparica où vous pourrez vous régaler en dégustant des fruits de mer . Bon séjour.
Ecrit par : michèle | 15.06.2008
Un presse étoupe qui a fui fuira....ne retraverse pas sans le changer, les dieux étaient avec toi, ils t'ont laissé passer, ne les provoque pas...Je pense aux insomnies que tu as dû connaitre..."le doute hante toujours le navigateur". Finalement, tes choix s'avèrent toujours judicieux, le plus judicieux étant celui d'être parti en bateau contre l'avis des grands docteurs dont certains ont dû mourir depuis...Gainsbourg a enterré 2 cardiologues et 1 pneumo... Continue tes récits sur ton site, ça nous change de la morosité locale qui sent la poudre...
Amitiés nautiques
Marc
Ecrit par : Marc | 20.06.2008
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